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Communiqué collectif Réquisitions : 400 PERSONNES SANS-ABRI  SOUS TENTES PLACE DES VOSGES

Nous savons que des dizaines de milliers de personnes sont encore à la rue ou dans des bidonvilles, tandis que des centaines de milliers vivent des conditions de logement indignes et dégradantes, malgré les droits et les lois en leur faveur. La loi et les droits des personnes sans abris, avec ou sans papiers, violés ! L’application de cette mesure par l’État est d’autant plus nécessaire que ce dernier doit selon la loi héberger toute personne, avec ou sans papiers, exilée, française, en situation de détresse faisant appel au 115, jusqu’à un relogement ou un hébergement stable ! Plusieurs centaines de migrants sans-abri soutenus par des militants du Droit au logement (DAL) occupent le gymnase Japy, dans le 11e arrondissement de Paris, pour demander un hébergement d'urgence.

Par exemple celle du 23 novembre dernier sur la place de la République ou lors de celles contre la loi sécurité globale sont révélatrices de cet état de fait. Bonjour je suis content de participer à un rassemblement pacifique car malheureusement dans le cadre actuel avec le préfet en place depuis quelques temps il n’est plus simple de savoir ce qu’il est possible de faire ou de ne pas faire, ce qui est autorisé, toléré, accepté ou interdit. Jean-Baptise Eyraud, membre du DAL et du collectif "Réquisitions", pose avec une affiche "la Nuit de la solidarité, c'est ici". Il y a quatre mois, une action similaire s'était terminée en évacuation violente par les forces de l'ordre. Trois cents réfugiés et familles en situation de précarité ont déployé des tentes ce jeudi 25 mars, place de la République, à Paris, sous l'impulsion du collectif "Réquisitions". "Déjà, près de euros ont été collectés grâce à la générosité des parents d’élèves depuis le début de l’opération. Nous avons un accord avec un hôtel qui fait des nuits pas trop chères, autour de 50 euros", confie un enseignant membre du collectif.

En cette nuit de la solidarité nous participons à rendre visible la situation des personnes présentes et demander des actions au gouvernement. Comme on l’a vu à Aubervilliers, St Denis et Place de la République fin novembre, comme on le constate quotidiennement, il ne fait pas bon d’être sans abris en France. Notre priorité, c’est de proposer une expérience sans friction, avec des dépôts rapides et un accès à votre compte en quelques secondes — parce qu’on sait que personne n’aime perdre de temps avant de jouer.

  • – la réquisition des immeubles vides pour les sans-abris, en commençant par les 7 adresses identifiées à Paris par le collectif, car les gymnases ne sont pas une solution en soi, et inadaptés avec le COVID,
  • L’installation dans l’espace public de plusieurs centaines de sans-abri, a été le seul moyen de faire respecter leur droit à être hébergé jusqu’à leur relogement.
  • "Déjà, près de euros ont été collectés grâce à la générosité des parents d’élèves depuis le début de l’opération. Nous avons un accord avec un hôtel qui fait des nuits pas trop chères, autour de 50 euros", confie un enseignant membre du collectif.

Des algorithmes pour prédire les meurtres ? Le projet controversé du gouvernement britannique

Et nous n'accepterons aucune remise à la rue, l'hébergement d'urgence est inconditionnel et dans la continuité ! Sans la police pour faire monter la tension tout s'est passé dans le calme, l'évacuation s'est ensuite déroulée, lentement, en repliant les tentes et nettoyant la place. Entretemps des personnes arrivent ayant entendu parler de ce qu'il se passe à République et de la possibilité d'obtenir un hébergement ici. On nous fait comprendre que par notre faute des personnes vont dormir dehors cette nuit car tout le dispositif de la "Nuit de la solidarité" est occupé par nous.

Des centaines de migrants sans-abri occupent un gymnase parisien

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“Un toit c’est un droit !”

→ l’application de la loi de réquisition car 3 millions de logements sont vacants, des centaines milliers de personnes sont sans-logis ! Sans abris, avec ou sans papier, si vous voulez sortir de la rue, Citoyen.e.s et militant.e.s si vous êtes indigné.e.s par la situation Associations, collectifs de solidarité si vous croyez dans la force du nombre Une déclaration de manifestation est donc déposée à la Préfecture de police, par les associations du Collectif Réquisitions pour mercredi prochain, de 13h à 18h30, suffisamment longtemps pour lancer la mise en place des prise en charge….

« On veut l’application de la loi de réquisition, on s’adresse au préfet et on demande que le maire de Marseille nous soutienne », indique Sébastien Barles, adjoint EELV au maire en charge de la transition écologique. Avec un abonnement à l’Humanité, vous pouvez offrir 10 articles chaque mois Trois cents exilés y ont passé la nuit, faute d’hébergement disponible pour les accueillir. Elles demandent une « prise en charge humaine », mais surtout, que les autorités leur trouvent un hébergement. La situation n'est toujours pas réglée pour les personnes évacuées de chez elles. 1352 personnes délogées de chez elles depuis cette terrible date du 5 novembre dernier.

Cette convocation au parquet de Paris avait été délivrée à l‘issue de l’audition des 8 militants au commissariat du 14e le 8 avril dernier, alors convoqués pour « violences et dégradations » à la suite d’une plainte de l’APHP, a-t-on appris depuis. Ce dimanche le « Collectif Réquisitions » a investi l’école maternelle désaffectée du 58 rue Erlanger, Paris 16ème, avec plusieurs centaines de personnes, dont de nombreux-ses sans-abri, mal-logé.e.s en lutte pour un logement décent, et militantes et bénévoles solidaires. casino cresus – L’application de la loi de réquisition sur les logements et locaux de grands propriétaires,

Trois semaines après l'effondrement meurtrier de deux immeubles de la rue d'Aubagne, le collectif du 5 novembre (date du drame) organisait ce matin une conférence de presse pour faire le point sur la situation des délogés. "On demande au gouvernement d’appliquer la loi de réquisition car il y a encore des centaines de exilés qui sont à la rue. On demande leur mise à l’abri" explique au micro de France 3 IDF, Kerill Theurillat, de l'antenne parisienne d'Utopia 56 Finalement on demandait un lieu pour orienter les gens que nous croisons vers des hébergements, c'est chose faite, et il semblerait que nous sommes finalement d'une grande aide pour cette "Nuit de la solidarité". Après la distribution de repas les personnes se regroupent autour de la Fanfare Invisible, les enfants jouent, c'est le printemps et le temps est presque doux.

Le 13 février dernier en pleine vague de froid, l’occupation pacifique et durant quelques heures de l'Hôtel Dieu sous l’œil des nombreuses caméras a permis l’hébergement de près de 70 sans-abris dont des familles avec des enfants. Quelques jours après l'évacuation du mois de novembre, Emmanuel Macron avait déclaré qu'il ne fallait pas évacuer avec violence tant qu'une solution de logement n'était pas trouvée. Quatre mois plus tard, ce jeudi 25 mars 2021, le collectif "Réquisitions" se rassemble à nouveau au même endroit et déploie à nouveau des tentes, afin de réclamer "un hébergement stable, immédiat et décent", pour 300 sans-abris (hommes, femmes, enfants) présents sur place. La mairie de Toulouse, qui ne tolère pas ces intrusions illégales et qui se renvoie la balle avec les services de la préfecture sur la prise en charge des nombreuses familles à la rue, fait envoyer tous les soirs "la police municipale et un commissaire de justice qui passent pour constater l’occupation", poursuivent des enseignants.